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Forum des métiers Université de Bordeaux 2

Participation au forum des métiers, Université Victor Ségalen - Bordeau (site de la Victoire) département de psychologie, vendredi 6 avril 2012.

Intervention sur les thèmes du métier d'éthologue,de la médiation animale et de l'éveil multi sensoriel auprès de divers publics (personnes âgée en EHPAD, Démence de Type Alzhiemer, enfance, autisme, handicap, etc.)

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Résumé de communication - avril 2012

LES PERSONNES AGEES AU CONTACT DES ANIMAUX :

LA MEDIATION ANIMALE PEUT-ELLE NOUS AIDER A CONCEVOIR
UN AUTRE REGARD ET UNE AUTRE APPROCHE
DE LA DEMENCE DE TYPE ALZHEIMER [DTA] ET DES MALADIES APPARENTEES ?

 

Delphine Descamps, éthologue

Quelques repères historiques et études scientifiques...

De nombreuses études témoignent de l'apport bénéfique de l'animal sur la santé physique et psychique des personnes âgées.

Selon Rebecca Jonhson du centre de médecine vétérinaire de l'Université du Missouri, « les animaux leur procurent un soutien et un amour inconditionnels. On note également que les séniors âgés qui vivent avec un animal marchent plus, ont un taux de triglycérides et de cholestérol nettement plus bas et sont de meilleure humeur que les autres. Ils sont plus résistants après une crise cardiaque. ».

Une étude espagnole confirme cette thèse selon laquelle « les animaux de compagnie améliorent le quotidien des personnes âgées ». Les sentiments d'isolement et de dépression se trouvent être moins présents chez ces individus.

Prendre soin d'un animal augmente l'estime de soi et peut aller jusqu'à réduire le risque de développer certaines maladies. Ainsi, certains médecins préconisent la présence d'animaux au sein d'établissements spécialisés.

 

L'Ethologie, science du comportement à la fois animal et humain

Le principal outil de recherche et d'analyse est l'observation à travers l'élaboration d'un éthogramme regroupant les différents items au préalablement définis. L'éthologue décrit, classe et mesure les comportements observés en répondant ainsi à quatre interrogations de base : Qui ou Quoi ? (Sujet) Où ? (Lieu) Quand ? (Temps) Comment ? (Moyen).

 

Les Activités Associant l'Animal permettent le lien entre la théorie et la pratique...

 

Observations de terrain : La relation zooludique entre les personnes âgées et les chats.

Notre témoignage s'appuie sur une expérience de 5 années de médiation animale et d'éveil multi sensoriel auprès de personnes âgées en EHPAD dont certaines atteintes de démence de type Alzheimer (DTA) ou troubles apparentés. Les résidents sont heureux de pouvoir caresser, peigner ou prendre sur leurs genoux les chats. Souriants et attentifs à leurs déplacements, ils ont même des éclats de rire en les regardant jouer. Se prêtant au jeu, certains résidents participant à l'activité semblent établir une forme d'interaction et de communication avec ces félins. Ils sont particulièrement émus lorsque le chat ronronne à leur contact. Le calme et la tendresse des résidents permettent de mettre en confiance l'animal. Tous ces gestes usuels participent au maintien de leur mobilité de manière ludique.

 

En synthèse

L'atelier éveille les sens. Restant prévenants et doux envers les chats, les individus manifestent une sincère affection à leur égard. L'animal ne parle pas, ne juge pas. Ainsi stimulée, la personne peut se sentir à nouveau utile et valorisée. Nous avons également constaté une diminution significative de la détresse, de la tristesse, de l'agressivité ainsi que du repli sur soi.

 

La communication est agrémentée par la projection de quelques diapositives de synthèse (Prés.A.O. sous PowerPoint) dont certaines sont assorties de courtes séquences vidéo illustrant les propos.

 


 

Delphine Descamps, éthologue contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Licence et maîtrise de sociologie, Master 2 [DEA] d'Ethnologie, spécialisation Ethologie [LABSAH – Paris 5 Sorbonne, 2006]

Chargée d'études et de projet en éthologie / Membre fondateur et directrice de l'association « Etho-logis » pour la protection animale, les Activités Associant l'Animal et la recherche en éthologie animale et humaine. / Animation d'ateliers A.A.A. en EHPAD, Unités Alzheimer, crèche, etc. / Consultante en éthologie pour le Projet Européen ATE (état des lieux, élaboration d'une législation ainsi que d'un cycle de formation spécifique reconnu) / Coordinatrice du réseau Snoezelen – MCA en Aquitaine / Co-animatrice d'un groupe de discussion et d'échange M.A.E.S en partenariat avec l'association « Licorne & Phénix » / Participation à l'espace de réflexion éthique du réseau de soins palliatifs « L'Estey ».

Webs : www.etho-logis.fr  / www.forsas.it/ate/  / www.snoezelen-reseau.org  / www.cos-villapia.org  / http://delphine.descamps.free.fr 

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Mémoire DEA Paris 5 Sorbonne, 2006 (pdf)

 

 

Couv mem DEA DDEthologie du jeu ou la relation "zooludique"entre l'enfant et le chien
Delphine Descamps, Université Paris Descartes, 2006

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DEA-Sommaire1

DEA-Sommaire2

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Vous avez dit "éthologie" ? ! ...

Vous avez dit "éthologie" ? ! ...
Petite introduction à l'éthologie...

Delphine DESCAMPS*, article & communication, Bordeaux, novembre 2006


L'éthologie est une science qui étudie le comportement. L'éthologie humaine se distingue de l'éthologie animale. Il est possible de décrire l'éthologie comme un regroupement de différentes sciences telles que la biologie, la sociologie, la psychologie sociale, les neurosciences ; etc.
L'approche biologique de l'éthologue le fait s'intéresser tout particulièrement au système nerveux central. De ce point de vue, la différenciation entre les animaux dits "inférieurs" et les "supérieurs" se pose en terme de nombre de cellules nerveuses et de possibilités de connexions entre elles. De là découle la plus ou moins grande diversité de comportements qu'un individu peut adopter en fonction de sa position sur l'échelle de l'évolution. Les animaux se situant au bas de cette échelle sont caractérisés par leur manque de plasticité - possibilité d'adaptation - du système nerveux central. La conséquence première est la présence plus importante d'inné que d'acquis au sein de ces organismes, particulièrement limités dans leur possibilité d'apprentissage. Leurs comportements ont souvent tendance à se résumer au traitement d'informations sensorielles et à l'attribution d'une réponse motrice. Au cours de la phylogenèse, la partie non spécifique du cortex est de plus en plus importante.
La qualité première d'un(e) éthologue doit être la patience.
La méthodologie éthologique se compose d'observations et d'expérimentations.

L'éthologue est chargé de repérer l'ensemble des différents facteurs pouvant aussi être désignés comme stimuli expliquant un comportement particulier. Un stimulus peut être endogène (provient de l'intérieur) ou exogène (provient de l'environnement ; extérieur à l'organisme). Il peut faire agir l'individu par l'intermédiaire d'un des cinq sens.

On distingue sept facteurs endogènes :
- Les excitations sensorielles internes
- Les hormones remplissent un rôle primordial dans la stimulation de certains comportements. Il s'agit de substances bio-chimiques émanant intrinsèquement.
- Les rythmes endogènes chronobiologiques - horloge interne - stimulent des comportements en fonction à la fois de la période journalière - activité circadienne - et de la période annuelle - circannuelle - dépendante fortement du taux d'hormones. Ainsi, on distingue les animaux diurnes - en activité le jour -, les animaux nocturnes - en activités la nuit - et les animaux crépusculaires - en activité à l'intermédiaire du jour et de la nuit -.
- La maturation
- L'expérience antérieure positive augmente la motivation interne d'un individu à exécuter un comportement bien précis.
- Le seuil de motivation représente le niveau de stimulation nécessaire à l'exécution d'un comportement.
- Les activités dites "à vide" font leur apparition lorsque le seuil de motivation est particulièrement bas. Le comportement devient alors une sorte de mécanisme dans le sens où il se déclenche sans qu'il n'ait besoin d'un quelconque stimulus pour le stimuler. Sans objet apparent, l'animal va tout de même effectuer chaque étape intermédiaire du comportement spécifique.
Des signaux physiologiques - qui proviennent de l'organisme-même - peuvent également intervenir.

En éthologie, il existe six groupements comportementaux :
- Les comportements sociaux
- Les comportements territoriaux
- Les comportements de reproduction
- Les comportements de communication
- Les comportements alimentaires
- Les comportements de déplacement

Un comportement est soit inné, soit acquis. En effet, certains sont présents dans le patrimoine génétique alors que d'autres s'acquièrent au cours d'un apprentissage plus ou moins long et difficile. La part des choses n'est pas évidente à établir dans le sens où il semble aller de soi que tout comportement acquis nécessite la capacité sous-jacente innée à se développer et tout comportement inné suppose un minimum d'apprentissage pour pouvoir s'exprimer convenablement.
Selon l'approche évolutionniste, l'inné est davantage présent chez les animaux dits "inférieurs" que chez les "supérieurs".
Par ailleurs, un comportement se développe également en fonction de la phylogenèse - évolution d'une espèce donnée à travers les générations - et / ou de l'ontogenèse - évolution d'un individu tout au long de son existence - de l'individu auquel il se rapporte.

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La méthodologie éthologique

Il existe trois grandes étapes bien distinctes :
- L'observation des fonctionnements singuliers
- L'enregistrement des observations au sein d'un éthogramme
- La généralisation par une loi éthologique

Une observation éthologique se compose de quatre points primordiaux :
- Un aspect causal se questionnant sur le contexte dans lequel un comportement précis apparaît et se centrant sur la recherche de stimuli ; que ces derniers soient endogènes ou exogènes.
- Un aspect fonctionnel tentant de définir la fonction première du comportement étudié, vis à vis de l'animal et de son milieu. On constate souvent une adaptation de l'animal à son milieu par le biais d'une modification de son comportement inné.
- Un aspect phylogénétique se reportant à l'évolution d'un comportement et son rôle au sein de cette dernière. Dans ce cadre, une approche comparative est utile pour étudier un même comportement au sein d'espèces ayant connues une évolution différente au cours du temps.
- Un aspect ontogénétique s'intéressant à la manière dont un comportement s'incorpore dans le schéma génétique d'un individu tout au cours de son évolution. La maturation se distingue alors de l'apprentissage. En effet, un comportement peut être inné même s'il apparaît tardivement chez un individu car pour s'exprimer, il aura eu besoin d'une période de maturation plus ou moins longue.

L'observation naturaliste s'effectue soit en milieu naturel, soit par l'intermédiaire d'une reconstruction de l'espace.

Les manipulations expérimentales sont le plus souvent réalisées en laboratoire. L'avantage de cette méthode réside dans la possibilité à manipuler les différentes variables entrant en compte dans l'étude. L'inconvénient majeur repose sur le fait que l'on ne peut pas toujours penser à toutes les variables car elles sont la plupart du temps très nombreuses à intervenir en milieu naturel sur un seul comportement. Pour cela, une (ou des) observation(s) préliminaire(s) de la population étudiée en milieu naturel se révèle(nt) souvent être très utile(s).

Toute observation doit impérativement tenir compte des quatre paramètres incontournables de la plupart des sociétés animales.
1. L'inter-attraction = deux individus appartenant à la même espèce modifient mutuellement leur comportement respectif. Il en va ainsi lors, par exemple, des parades nuptiales, de l'éducation des petits ou de l'ensemble des rapports hiérarchiques.
2. L'effet de groupe = des castes sociales peuvent être établies regroupant chacune des individus de morphologie différente. Chez les fourmis, par exemple, des distinctions morphologiques renseignent sur le statut de l'individu : les guerrières, les nourrices, les ouvrières, les reproductrices ; etc.
3. Les dominances hiérarchiques = déterminent le rôle et la position d'un individu au sein d'un groupe et influencent fortement son attitude. Par exemple, les meutes de loup forment une société animale fortement hiérarchisée où le couple dominant est le seul à pouvoir accéder à la reproduction.
4. La territorialité = souvent liée à la hiérarchie, il s'agit de la manière dont les différents individus occupent l'espace. Les comportements sont très différents en fonction de la densité de la population.

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Les différents courants

Delphine DESCAMPS, article et communication, Bordeaux, novembre 2006.

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Bibliographie :

Professeur Jacques Goldberg,
Les Sociétés animales. Communication, hiérarchie, territoire, sexualité, Delachaux et Niestlé, 1998.

Site Internet "Etho-logique" - http://www.ethologie.info

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*Ethologue et sociologue,
Delphine DESCAMPS a poursuivi des études en sciences humaines et sociales à Bordeaux 2 et Paris V La Sorbonne. Licenciée en sociologie, elle a obtenu une Maîtrise (Master1) de sociologie.

Membre du laboratoire LABSAH à la Sorbonne, Université de Paris V, elle a obtenu, sous la direction du Professeur Jacques Goldberg, un DEA (Master 2) d’Ethnologie, spécialité Ethologie.

En parallèle à ses activités de recherche, d’observation et de conseil en comportement, Delphine DESCAMPS pratique actuellement au sein de l’association ETHO-LOGIS des Activités Associant l’Animal
en institutions avec divers types de publics, en particulier des enfants,
des séniors, des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés.

Elle a par ailleurs étudié la langue des signes et s’intéresse également à d’autres formes de handicap.

L’approche Snoezelen, La communication sensorielle et non verbale,
nécessitant, en plus d’un savoir faire, des qualités d’empathie et de "savoir être", est pour Delphine DESCAMPS une approche éthologique de la personne.

Ginette Espagnac
Présidente de l'association Etho-Logis

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Conférence "Alzheimer un autre regard..." Bordeaux, janvier 2008

LES PERSONNES AGEES AU CONTACT DES ANIMAUX :
LE COMPORTEMENT ANIMAL PEUT-IL NOUS AIDER A CONCEVOIR
UN AUTRE REGARD ET UNE AUTRE APPROCHE DE LA MALADIE D’ALZHEIMER ?
Communication de Delphine DESCAMPS, éthologue, publiée dans les Actes de la
Conférence "Alzheimer : un autre regard...", jeudi 24 janviers 2008, Bordeaux, Amphithéâtre de l'Athénée municipal


Sommaire de la communication :

- Bref historique, quelques repères…
- Vous avez dit Ethologie ?
- Les Activités Associant l’Animal permettent le lien entre théorie et pratique…
- Concrètement, je vais vous faire part de quelques observations de terrain
- La relation zooludique entre les enfants et les chats
- La relation zooludique entre les personnes âgées et les chats
- Quelques remarques pour conclure à partir de ces observations

(fichier pdf de la communication et des actes bientôt en téléchargement)

 

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Téléchargez le fichier pdf de la communication de Delphine Descamps

 

Couv-conf-24012008 

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Téléchargez le fichier pdf de l'intégralité des actes de la conférence "Alzheimer un autre regard..."

 


 

(vous pouvez vous procurer les actes complets avec DVD auprés de : ASSOCIATION VILLA PIA,
52 rue des Treuils - 33000 Bordeaux,
www.cos-villapia.fr / 05 56 96 13 59)

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